• Printemps 1885 - Martial & Léonie (5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    Pour la première fois depuis leur mariage, Léonie se leva avant son mari qui cuvait son vin à ses côtés en ronflant bruyamment. Elle ne savait pas si elle devait se fâcher ou s'attendrir de cette situation. Pour la première fois, il lui apparut vulnérable. Était-ce dû à cette mèche fauve qui lui barrait le front ? Ce bras qui pendait mollement hors du lit ? Ou ce caleçon qui s'était malencontreusement ouvert sur l'arrière, révélant la partie la plus charnue de son individu ? Ses yeux revenaient sans qu'elle le veuille à ce morceau de chair rebondi, aussi tentant qu'une belle pomme à croquer.

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    Elle se rapprocha du lit, s'agenouilla à hauteur de son visage qu'elle contempla attentivement. Même privé de son magnifique regard pers, les traits ne perdaient rien de leur beauté, paraissant juste plus virils qu'à l'ordinaire. Elle cueillit entre les siennes la grande main meurtrie de cals qui pendait dans le vide, la porta à ses lèvres. A cet instant, elle avait envie qu'il s'éveille, juste pour avoir le plaisir de sentir peser sur elle son regard bienveillant.

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    « M. Lambert ? » tenta-t-elle doucement.

    Mais seul un grognement lui répondit.

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    Léonie prit alors l'initiative de nettoyer l'étable. Même chez ses parents, elle n'avait jamais accompli cette tâche, réservée aux valets que son père employait. Aussi mit-elle un temps fou à soulever à l'aide de la fourche toute la paille souillée, qu'elle versait dans la brouette pour la vider ensuite dans la rigole prévue à cet effet dans la cour. Elle fut surprise en rentrant de constater que le lit était vide, mais elle eut beau appeler son mari, aucune réponse ne lui parvint. Elle dut se rendre à l'évidence : Martial avait vaqué à ses occupations sans la saluer, et cette constatation lui causa du chagrin, en même temps qu'elle ressentait un inexplicable malaise.

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    Peu auparavant, un violent mal de crâne avait réveillé Martial. Il s'était retrouvé allongé seul sur le lit, ne se rappelant plus s'y être couché ni encore moins s'être déshabillé. Il avait la langue pâteuse et l'esprit embrouillé. Et terriblement mal aux cheveux. Puis il se souvint- « comme un animal », « un véritable calvaire » - et la douleur revint se loger au creux de sa poitrine, lancinante. Avisant par-terre ses vêtements souillés de la veille, il enfila des habits propres, alla plonger sa tête dans un seau d'eau glacée pour s'éclaircir les idées puis partit vers ses parcelles en évitant soigneusement l'endroit où il entendait Léonie s'activer. On était dimanche mais il ne revint pas de l'après-midi, contrairement à son habitude dominicale, ni même le soir, manquant son sacro-saint bain de la semaine. Léonie, qui pensait le trouver au café avec ses nouveaux compagnons, s'en revint bredouille du bourg, et se coucha très inquiète.

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    Martial partait désormais très tôt le matin et revenait très tard dans la nuit pour ne plus avoir à croiser sa femme ni lire dans son regard tout le mépris qu'il lui inspirait.

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    Léonie avait beau veiller tard, jamais il ne rentrait avant qu'elle ne se couche. Quand lutter contre le sommeil devenait trop difficile, elle mettait pour lui une assiette au chaud, se glissait entre les draps froids, finissait par s'endormir, ne l'entendant jamais rentrer ni se coucher. Et le matin au réveil, elle était seule dans le grand lit vide, le manque de ses bras protecteurs autour d'elle se faisant de plus en plus cruellement sentir. Elle avait cru un moment qu'il couchait ailleurs, mais elle retrouvait chaque matin l'assiette vide et elle découvrit bientôt qu'il dormait dans l'étable, la paille qui lui avait servi de couche ayant gardé la forme de son corps.

    Au bout de quelques jours, Léonie s’inquiéta sérieusement de l'étrange comportement de son mari. Certes, Martial avait l'habitude de passer le plus clair de son temps sur ses parcelles, mais là, ils ne se croisaient même plus. Léonie aurait pu attendre la période de la tonte des moutons, qui retiendrait Martial quelques jours à la ferme mais elle ne se sentait pas prête à patienter deux semaines de plus.

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    Un matin, après s'être cassée le dos à faire la lessive et s'être abîmée les mains au contact de l'eau glacée, elle se décida à préparer un pique-nique qu'elle voulait partager avec son mari. Ne sachant où le trouver, elle eut l'idée d'appeler le chien :

    «  Allez, Gambetta, cherche ton maître ! Cherche ! »

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    Le Saint-Hubert jappa joyeusement, fila comme une flèche en direction du Rocher des Menschs, avant de s'arrêter tout aussi brutalement pour vérifier que sa maîtresse n'était pas à la traîne. Puis il repartit en faisant des allers-retours vers Léonie. La jeune femme, qui suivait maintenant le chien depuis de longues minutes à travers broussailles et futaies, finit par se demander si elle avait eu raison de se fier à lui. Le panier commençait par peser très lourd au bout de son bras. Enfin, en entendant les aboiements joyeux de Gambetta, elle sut que son mari n'était plus loin. Le visage de Martial se décomposa en la voyant. Un tel déplaisir pouvait se lire sur ses traits qu'elle faillit rebrousser chemin puis elle avisa ses yeux rougis de chagrin et ses traits anormalement tirés de fatigue. Elle s'approcha.

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    « Que-que-que que faites-vous ici ? l'accueillit-il d'une voix rogue.

    — Passer un peu de temps avec mon mari ! »

    Son affirmation qu'elle croyait propre à l'amadouer tomba à plat et elle remarqua l'espèce d'hostilité blessée qui logeait dans son regard. C'était la première fois que Martial la fixait avec si peu de bienveillance et elle faillit se décourager. Elle insista pourtant, déterminée à comprendre son changement de comportement à son égard :

    « Vous ne pouvez pas me fuir continuellement, je suis votre femme ! Je vous ai apporté de quoi manger, j'ai l'impression que vous ne vous nourrissez pas assez... »

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    Mais elle se heurta à nouveau au silence accusateur de son mari. De mauvaise grâce, Martial finit pourtant par s'asseoir sur la couverture qu'elle avait déployée par terre.

    « J'ai l'impression que vous m'évitez. Ai-je fait quelque chose de mal ? »

    Martial eut un hoquet de surprise, interloqué par tant d'aplomb. Il la fixait, tentant de deviner ses intentions. Un peu plus, il se serait laissé prendre par cet air abattu et contrit, ce ton mourant de sincérité. Pour sûr, il avait épousé une sacrée comédienne !

    « Je-je-je suis désolé d-d-d-de vous imposer ce ca-ca-ca calvaire à mes co-co-co côtés ! »

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    A ces mots, Léonie comprit immédiatement qu'il avait entendu sa conversation avec sa sœur et elle en éprouva une honte immense. Elle se pencha vers lui, lui dit sur un ton très doux :

    « Si vous avez surpris les propos irrespectueux de ma sœur à votre égard, vous avez aussi entendu la réponse que je lui donnais et dans laquelle je vous défendais? »

    Martial ne se souvenait pas des mots apparemment gentils de sa femme, il ne se souvenait que de l'affreuse douleur qui lui avait broyé le cœur et de sa fuite éperdue à travers bois. Il la regardait d'un air méfiant mais une curiosité irrépressible lui fit poser la question qu'il s'était pourtant interdit de verbaliser.

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    « Et q-q-q-q-qu'avez-vous d-d-d-dit ?

    — Que vous étiez un homme bon et respectueux. Je le pense sincèrement... même si au début j'avoue que je n'avais guère d'estime pour vous. Reconnaissez que les circonstances de notre mariage ne m'ont guère encouragée à vous apprécier à votre juste valeur. Après tout, vous m'avez achetée comme une vulgaire pouliche... »

    Ce fut au tour de Martial de rougir de honte.

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    « Sa-sa-sa-ça ne s'est pa-pa-pa-pas tout à fait passé co-coco-comme ça... d-d-d-demandez à votre père si vous ne me croyez pa-pa-pa-pas...

    — Je ne lui demanderai pas car je crois mon père tout à fait capable de sacrifier sa fille dans le seul but de faire fructifier son patrimoine.

    — V-v-v-vous vous sentez donc sa-sa sa-sa sacrifiée ? » s'écria-t-il mortifié, tandis qu'une espèce d'horreur blessée se peignait sur son visage.

    Léonie s'en voulut derechef pour sa maladresse, tenta de rattraper ses paroles malheureuses :

    « Au début, oui... Ne m'en veuillez pas mais je vous tenais alors pour responsable... Maintenant, j'ai juste envie de découvrir l'homme que vous êtes vraiment. Je ne suis ni mon père ni ma sœur. Vous savez maintenant comment ils vous voient mais je ne pense pas qu'ils vous voient de la bonne façon... »

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    Durant toute sa plaidoirie, Léonie, dans un geste inconscient, n'avait pu s'empêcher de faire aller et venir ses doigts sur l'avant-bras dénudé de son mari, qui, à ce contact, sentit ses résolutions s'amollir dangereusement. Il se sentait désarmé par la caresse involontaire de sa femme et son regard avidement fixé sur lui dans une supplique muette.

    « Je suis votre femme désormais, vous ne pouvez pas continuer à m'ignorer, même si je ne suis pas celle que vous espériez au final... J'apprécierais que vous rentriez plus tôt dorénavant, que je ne sois plus seule pour le souper. Votre... votre présence me manque. Vraiment... »

    Martial était furieusement tenté d'accepter sa proposition, malgré sa peur tenace d'être déçu à nouveau mais l'espoir ne voulait pas quitter son cœur. Aussi, quand les lèvres de Léonie se posèrent doucement sur sa joue, capitula-t-il, à la fois troublé et dépité de céder aussi vite.

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    « Je serai d-d-d-de retour p-p-p-pour le souper... »

    Il se remit brusquement sur ses pieds. Puis, après une hésitation, il ajouta :

    « Au fait, ce dé-dé-dé déjeuner, c'était très b-b-b-bon.

    — Alors, à ce soir... n'est-ce pas ? Vous avez promis » insista-t-elle en lui adressant un sourire incertain.

    Bien que Martial se sentît encore mortellement blessé, son amour pour Léonie était plus puissant que son amour-propre.

    « Oui, p-p-p-promis... »

    Léonie repartit, le cœur plus léger, même si elle avait conscience d'être passée à côté de la catastrophe et que la paix retrouvée de leur ménage était bien fragile. Mais elle se promit de prendre dorénavant tellement soin de son mari qu'il ne pourrait que se féliciter de lui avoir accordé son pardon.

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    Rentrée aux Agasses, Léonie fut prise par une frénésie d'activités, soucieuse que tout soit parfait pour le retour de Martial. Après s'être occupée de la basse cour, avoir nourri le cochon et nettoyé l'étable avant le retour des vaches, mis la soupe à chauffer, elle s'octroya un moment de détente, s'assit sur le banc d'où la vue donnait sur le Rocher des Menschs. Elle ouvrit Les Trois Mousquetaires au chapitre XVIII dont la page avait été marquée par un ruban de laine peignée. Cette édition de 1846 illustrée par Vivant Beaucé avait été offerte à son frère Léon par son parrain le jour de sa communion. Léonie avait toujours adoré cette histoire et son frère lui avait cédé son bien le plus précieux pour la consoler de ses noces avec Martial Lambert. Aujourd'hui, elle n'avait plus tant besoin d'être consolée mais elle prenait plaisir à s'imaginer sous les traits de Constance Bonacieux tandis que Martial revêtait la tenue de mousquetaire de d'Artagnan. Plongée dans sa lecture, elle n'entendit qu'au dernier moment les cailloux du chemin rouler sous les pas d'un visiteur. C'était Martial Lambert qui s'approchait. Léonie referma brutalement le livre, confuse de le voir rentrer si tôt et surtout d'être surprise en attitude paresseuse. Il était en effet mal vu qu'une femme lise car son devoir était de se consacrer à ses tâches ménagères dont toute distraction était bannie. Aussi, Léonie se releva-t-elle mal à l'aise et crut bon de se justifier :

    « Le souper mijote sur la cuisinière, et l'étable vient d'être nettoyée et... et... et je vous attendais... »

    Elle avait posé le livre sur le banc et s'approchait pour aider Martial à retirer sa veste. Celui-ci se laissait faire, surpris de la voir si fébrile.

    « Q-q-q-q-que lisiez-vous ? lui demanda-t-il doucement.

    – Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. Vous connaissez ? »

    Martial secoua la tête en signe de dénégation, gêné de son manque d'instruction. 

    « Voulez-vous que je vous lise le début pendant que la soupe mijote ?» Lui proposa la jeune femme, ne sachant trop comment sortir de sa situation fautive.

    Les yeux de Martial s'éclairèrent de joie et ils s'installèrent à l'intérieur.

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    « Le premier lundi du mois d’avril 1626, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle. Plusieurs bourgeois, voyant s’enfuir les femmes le long de la grande rue, entendant les enfants crier sur le seuil des portes, se hâtaient d’endosser la cuirasse, et appuyant leur contenance quelque peu incertaine d’un mousquet ou d’une pertuisane, se dirigeaient vers l’hôtellerie du Franc-Meunier, devant laquelle s’empressait, en grossissant de minute en minute, un groupe compacte, bruyant et plein de curiosité. En ce temps-là les paniques étaient fréquentes, et peu de jours se passaient sans qu’... »

    Martial écoutait amoureusement sa femme, la tête posée sur sa main. Elle avait une très jolie voix de contralto qui lui faisait penser aux sons harmoniques de son violon étouffés par la soie la plus douce. Il se laissait bercer par les mots, se délectant de la douceur et de la joliesse de son visage penché sérieusement sur le gros livre en cuir dont elle suivait du doigt les mots formant des phrases formant à leur tour une histoire qui lui parvenait comme assourdie. Cela lui rappelait avec une douceur nostalgique tous les soirs où Pépé Mahut s'était installé auprès de la cheminée pour lire à voix haute le feuilleton paru dans Le Petit Ardennais. Goûtant la quiétude de ce moment, il imaginait Léonie en train de lire cette histoire à leurs enfants, assis au coin du feu sur le petit banc qu'il leur aurait fabriqué.

    «  Alors vous avez aimé? »

    Martial sursauta et se rendit compte qu'elle avait fini sa lecture.

    «  O-o-oui, beau-beaucoup...

    — Quel passage avez-vous préféré? »

    Il lui lança un regard penaud.

    « Ja-ja-j'avoue que je-je n'ai écouté que votre voix et p-p-pas les mots... Mais je-je-je vous p-p-p-promets que je f-f-f-ferai attention la p-p-p-p-prochaine fois, s'empressa-t-il d'ajouter en voyant son air déçu.

    — Oh, mais j'y compte bien, s'écria-t-elle en retrouvant le sourire, et d'ailleurs je ne manquerai pas de vous interroger après ma lecture. »

    Et tandis qu'elle lui résumait le chapitre qu'elle venait de lui lire, il l'observait avec une douloureuse acuité. Comment pourrait-elle se contenter de vivre auprès d'un homme aussi rustre que lui, qui ne savait pas signer son nom et qui ne connaissait même pas l'existence d'Alexandre Dumas* ? Il finit par lui poser la question qui le tourmentait depuis la visite de sa sœur l'autre jour :

    « Êtes-vous ma-ma-malheureuse avec m-m-m-oi ? S'enquit-il en détournant le regard. Pa-pa-parce que-que-que je préférerais v-v-v-vous savoir heureuse a-a-a-avec un autre plutôt q-q-que malheureuse a-a-a-vec moi...

    — Oh, M. Lambert », s'écria-t-elle, touchée par cet aveu.

    Spontanément, elle vint s'asseoir sur ses genoux.

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    « Je vous assure que je ne suis pas malheureuse avec vous ! Les débuts de notre vie conjugale n'ont pas été faciles pour moi, il est vrai, mais c'était mon trop grand orgueil qui m'empêchait de réaliser la chance que j'avais de vous avoir pour époux... vous qui êtes si courageux et si bon ! »

    Martial, profondément remué par ces paroles, avait très envie de l'embrasser mais il espérait que pour une fois ce soit elle qui en prenne l’initiative. Il n'en crut pas son bonheur quand elle posa son front contre le sien tout en entortillant autour de son doigt une mèche de ses cheveux. Puis, timidement, elle se serra contre lui, appuya ses lèvres contre les siennes en un grand baiser tremblant, qui ressemblait à leur premier baiser d'amour.

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    Il n'eut pas le temps d'y répondre qu'une voix de stentor tonnait depuis la porte d'entrée restée ouverte :

    « M. et Mme Lambert ! »

    C'était le curé du village dont la silhouette noire s'encadrait dans le chambranle.

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    Martial et Léonie s'étaient brusquement levés, les joues toutes rouges d'avoir été pris en faute. Avant que l'un d'entre eux ait pu prendre la parole, l'homme en noir les avait devancés :

    « Comme vous ne veniez plus dans la maison du Seigneur, c'est son servant qui est venu à vous ! »

    Le curé Fromentin, soucieux de ne plus voir à la messe Léonie qui s'était toujours conduite en parfaite chrétienne jusqu'à son mariage, s'était décidé à se déplacer jusqu'à la fermette des Agasses pour comprendre le motif de son absence répétée. Il avait entendu Martial Lambert en confession lors de ses pâques quatre ans auparavant quand celui-ci lui avait avoué son amour pour Léonie Lesaunier mais il n'aurait jamais cru que le jeune paysan réussirait à s'en faire épouser. Il se doutait que l'assiduité du jeune homme à la messe n'avait été motivée que par ses sentiments pour la jeune fille, et maintenant, il craignait qu'il ne se détournât à nouveau de l'Eglise ou pire, que son irréligion naturelle ne déteignît sur sa jeune épouse. Il n'oubliait pas de quelle manière l'ancien curé avait réussi à amener, par la ruse, le jeune Martial à sa première communion malgré la mécréance de son grand-oncle. Il était désormais de son devoir de veiller à la sauvegarde de leurs âmes. Et ce qu'il venait de voir lui faisait craindre le pire. Certes, un homme devait assurer sa descendance, comme il était écrit dans les Textes sacrés, mais cela était péché que de trop aimer le corps de sa femme et prendre trop de plaisir avec elle.

    « Vous êtes attendus dimanche à la messe du matin puis en confession... En attendant, je ne verrais pas d'un mauvais œil que vous m'invitiez à rester pour le souper.»

    Alors, Léonie, cachant sa déconvenue, ajouta un couvert, tandis qu'on entendait au loin le lent troupeau de vaches conduit par le herdier rentrer au bercail.

     

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    Le surlendemain dimanche, Léonie obligea Martial à revêtir son habit de noces que l'on réservait d'ordinaire pour les grandes cérémonies ou les jours de fêtes... - et plus tristement pour la toilette funèbre ! Elle-même se prépara avec un soin tout particulier, voulant faire honneur à son mari dont elle saisit le bras avec fierté pour se rendre au village. Il leur fallait une bonne demi-heure de marche pour arriver à Beauchamps. La brume s'était levée dévoilant la lumière dorée qui enveloppait la cîme blonde des peupliers. Martial avait posé sa grande main rugueuse sur la petite main gantée de Léonie qui serrait doucement le haut de son bras ; il accordait sa marche à la sienne pour ménager ses pieds chaussées exceptionnellement de bottines à talons.

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    L'arrivée du couple Lambert sur le parvis de l'église ne passa pas inaperçue. Une femme en particulier les regardait s'approcher avec hargne. Il s'agissait d'Elisa Chasnel, la femme du cabaretier. Avoir revu Martial Lambert quelques jours auparavant dans son estaminet avait ravivé les souvenirs de son adolescence.

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    Elle l'avait trouvé encore plus beau que dans sa mémoire, d'une beauté plus mâle et plus affirmée, infiniment troublante. Elle se rappelait parfaitement  ce dimanche de printemps après le bal, celui où elle avait trouvé le courage d'inviter Martial à un rendez-vous secret. C'était l'année de ses seize ans. Elle avait dansé avec lui trois dimanches de suite sans oser lui adresser la parole autrement que pour lui demander d'être son cavalier. Finalement, ils avaient réussi à s'isoler, malgré le monde et les risques de commentaires malveillants que n'auraient pas manqué de colporter les vieilles filles et les veuves – celles-ci formaient une espèce de brigade des mœurs surveillant les moindres faits et gestes de la jeunesse et n'hésitant pas à rapporter aux parents le moindre écart de conduite.

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    Dix ans avaient passé mais Elisa se souvenait encore de la douceur de ses caresses et du goût de ses baisers. Elle se rappelait parfaitement les sensations éprouvées, les muscles durs de son corps contre le sien, la bonne odeur de sa peau – car aussi étonnant cela puisse paraître, Martial sentait bon contrairement aux garçons de sa connaissance dont les corps dégageaient à longueur d'année des relents de crasse et de sueur.

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    A l'abri des regards, il l'avait délicatement embrassée avant de l'allonger avec douceur sur l'herbe puis de dégager la cheville qu'il avait porté à ses lèvres. Elisa se rappelait la chaleur de ses lèvres à travers ses bas de laine. Puis sa bouche avait remonté le long de sa jambe pour s'attarder au creux du genou avant de repartir plus loin, atteignant le haut de la jarretière où elle s'était posée sur le liséré fin de la peau. Elle avait eu la tête qui tournait, saoule des senteurs capiteuses de la nature qui revivait. Puis, les nuages s'étaient dissipés, le soleil avait crevé leur fragile abri de verdure, et Elisa s'était vue, allongée sur l'herbe, les jupes relevées, s'apprêtant à faire l'amour en plein jour ! Martial lui avait alors parlé, le regard un peu perdu, comme s'il ne savait pas lui-même ce qui devait suivre, lui demandant l'autorisation d'aller plus loin.

    «  Pardon ? » avait-elle soufflé d'une voix mourante.

    Il avait répété sa question mais en bégayant tellement qu’Élisa avait eu soudainement honte de lui, honte de son abandon à elle. Presque malgré elle, la réplique avait fusé, cinglante :

    «  J'espère que tu ne bégaies pas non plus du bas... »

    A ces paroles, Martial s'était brusquement enfui sans demander son compte. Et aujourd'hui, Elisa regrettait sa moquerie cruelle et involontaire qui l'avait empêché d'aller plus loin avec Martial. Elle avait bien conscience de la déloyauté de ses pensées envers son époux qui n'était pas un mauvais mari mais qui ne savait que se vautrer sur elle dans le lit conjugal sans se soucier de son plaisir à elle.

    Et maintenant, Martial était marié à cette pimbêche de Léonie Lesaunier qui se pavanait à son bras. Quelle réaction aurait Martial si elle lui répétait les méchants propos que sa femme avaient tenus sur lui avant leur mariage et que son beau-père avait répétés au café tout en se vantant d'avoir grugé son futur gendre ? Un rustre et un benêt, voilà comment le considéraient les membres de sa belle-famille.

    Animée de mauvaises intentions, elle s'avança vers le jeune couple.

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    «  Tu te souviens de moi, Martial ? »

    En la reconnaissant, le jeune homme piqua un fard monstrueux.

    «  B-b-b-b-bien sûr! Co-co-co co-comment vas-tu, E-e-elisa?

    — Comme tu le vois, répondit-elle en minaudant.

    — Vous vous connaissez ? intervint Léonie d'une voix un peu trop pointue.

    — Bien sûr que nous nous connaissons. Martial a été mon cavalier aux bals du village. Toutes les jeunes filles le voulaient pour cavalier tant il était bon danseur... et déjà très beau ! Tu te rappelles, Martial ?

    — Je-je-je-je ne me rappelle q-q-q-que du bal d-d-d-de mon mariage où j'ai fait d-d-d-danser ma femme ».

    Il avait prononcé ces paroles sans quitter du regard Léonie, qui dit :

    « Viens, je veux te présenter à mon amie Henriette. »

    Et ils s'éloignèrent, plantant là la jeune semeuse de troubles.

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    Ils durent se séparer en entrant dans l'église, les femmes rejoignant le côté droit qui leur était réservé, les hommes le côté gauche. Elisa, bien décidée à asticoter Léonie, se faufila jusqu'à son banc pour s'asseoir à ses côtés. Elle ne mit pas longtemps avant de verser fielleusement dans l'oreille de sa voisine : 

    « Alors, Martial embrasse-t-il toujours aussi bien? »

    Léonie fixa la péronnelle, profondément choquée. Elle qui avait pourtant l'esprit de répartie se sentait désarmée face à une attaque aussi basse assénée dans ce lieu saint. Elle préféra garder le silence.

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    Puis, son regard se porta à gauche, sur le côté réservé aux hommes. Martial était concentré sur le prêche du curé en chaire. Le soleil qui entrait par les larges fenêtres éclairait le jeune homme, le coiffant d'une couronne de flammes et faisant chatoyer l'émeraude de ses yeux. Martial était de loin le plus bel homme de l'assemblée et Léonie reçut comme un choc la beauté poignante de ses traits. Comme à chaque fois qu'elle le regardait. Ensuite, elle n'arriva plus à suivre la messe, faisant les répons machinalement, laissant ses pensées vagabonder. « Martial, oh Martial, tu es un véritable mystère pour moi... ». Tant d'ombres voilaient sa personnalité et son histoire.

    La messe se termina comme dans un brouillard et elle se hâta de rejoindre son mari sur le parvis de l'église.

    « Rentrons tout de suite je vous prie ! 

    — Mais... et la c-c-c-confession exigée p-p-p-par monsieur le c-c-c-curé ?

    — Une autre fois. Partons maintenant, s'il vous plaît ! »

    Léonie avait l'air tellement bouleversé que Martial céda aussitôt à la prière de sa femme. Il la prit délicatement par le coude avant de la guider sur le chemin du retour. Elle pesait de tout son poids contre son bras, comme si elle avait abdiqué toute volonté propre.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    A mi-chemin, il s'arrêta pour la questionner sur les causes de son trouble.

    « Je n'ai rien ! Rien, je vous assure... Je veux juste rentrer à la maison. »

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    A voir ses traits si pâles, il hésitait à lui confier la décision qu'il avait prise la veille et qui risquait de bouleverser totalement leur vie.

    « Je.... j'ai q-q-q-q-quelque chose à vous d-d-d-dire... »

    Léonie fixa sur lui un regard douloureusement avide. Allait-il lui parler d'Elisa ?

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    « Mon ami Attila m'a p-p-p-p-proposé de l'accompagner à un c-c-c-camp de bûcherons ce-ce-cet hiver et je v-v-v-vais accepter...

    — Pourquoi ? »

    Il lui expliqua laborieusement qu'il souhaitait agrandir la ferme pour qu'ils aient leur chambre et un plancher au sol et que c'était une occasion inespérée de se faire entre six cents et huit cents francs en quelques mois.

    « Ne pouvez-vous utiliser l'argent de ma dot ?

    — P-p-p-as si je veux b-b-b-âtir une étable à l'écart....

    — Et vous partiriez quand ?

    — En se-se-septembre...

    — Pour revenir quand ?

    — En m-m-m-m-mai ou juin...

    — Huit mois... Cela va être si long !

    — M-m-m-m-monsieur et madame Fidèle v-v-v-ous aideront. Je-je-je sais que v-v-v-v-ous ne les appréciez p-p-p-as mais ce sont d-d-d-de braves gens... Mais si vous p-p-p-p-préférez, vous p-p-p-p-pourrez passer l'hiver ch-ch-ch-chez vos p-p-p-p-parents !

    — Il est hors de question que je quitte notre maison... C'est juste que... cela va être si long jusqu'à votre retour...

    — V-v-v-vous m’écrirez ? Si v-v-v-vous formez b-b-b-bien les lettres, j-j-j-j-je p-p-p-p-pourrai les lire... Et j-j-j-je vous répondrai p-p-p-par l'intermédiaire da-da-da d'Attila...

    — Oui, je vous écrirai », lui promit Léonie, le cœur brisé par ces mots.

    Martial la prit tendrement dans ses bras tout en lui caressant la joue.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    « V-v-v-vous étiez déjà t-t-t-triste avant cette di-di discussion, p-p-p-p-pourquoi ? »

    Léonie se sentait embarrassée d'aborder avec son mari le problème qui la taraudait et qui le concernait au premier chef. Après tout, s'il avait préféré avant son mariage la compagnie des filles de petite vertu à la sienne, grand bien lui fasse ! Léonie avait au moins sa conscience pour elle. Malgré sa résolution de ne pas accorder d'importance aux paroles venimeuses de cette peste d'Elisa Chasnel, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir contrariée à l'idée qu'il ait pu embrasser d'autres femmes avant elle. Depuis l'épisode de l'église, une douleur aiguë lui pinçait la poitrine, refusant de s'estomper. Incongrûment, les mots de sa mère lui revinrent en mémoire : « L'amour viendra peut-être avec le temps... et cela compensera ta frustration actuelle... ». Était-ce donc cela l'amour, ce mélange d'indicible douleur et de douceur ineffable ?

    Avant même d'avoir pu empêcher les mots de franchir ses lèvres, Léonie exigea :

    «  Embrassez-moi comme vous l'avez embrassée, elle...

     — Q-q-q-q-quoi ? »

    En d'autres circonstances, la mine complètement ahurie de son mari l'aurait fait sourire mais elle était déterminée à découvrir ce qui avait laissé à Elisa un souvenir si impérissable.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    «  Oserez-vous me dire que vous ne l'avez jamais embrassée ? Parce que ce n'est pas ce qu'elle me suggérait durant la messe !

    — Oh mon dieu, Léonie ! v-v-v-vous n'êtes p-p-p-pas elle. Elle, je-je-je ne l'ai ja-ja-jamais aimée... »

    Martial se demandait avec angoisse jusqu'où Elisa était allée dans ses confidences. Mais, ayant deviné les affres de sa femme, il tenta de s'expliquer. Or, comment lui dire sans bégayer et de manière intelligible :

    « Les femmes avant vous ne comptent pas, Léonie ! Vous, je vous ai aimé dès le premier regard. Ce jour-là, vous étiez vêtue d'une robe de drap bleu et d'un corsage d'indienne sur lequel tranchait la blancheur éblouissante d'une cravate de dentelle et vos cheveux cendrés coulaient librement dans votre dos. L'or blanc de votre chevelure accrochait si bien les rayons du soleil que je n'ai pu que vous voir et ensuite je suis devenu aveugle à toute autre que vous ? »

    C'était bien sûr impossible, alors il se contenta d'aller à l'essentiel :

    «  D-d-d-dès que je v-v-v-vous ai vue, je n'ai p-p-plus vu que vous !

     — Faites juste comme si j'étais elle ! »

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

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    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    Martial laissa échapper un soupir ennuyé. Il pensait que c'était une très mauvaise idée de céder aux exigences de sa femme mais celle-ci arborait son air buté des mauvais jours. Mécontent, Martial la fixa en ayant l'air de la mettre en garde mais Léonie soutint crânement son regard. Vaincu, il inclina le visage vers elle, posa une bouche impérieuse sur la sienne. Ce baiser n'avait rien à voir avec celui qu'il lui avait donné le jour de leur mariage, ni même avec celui où ils avaient été surpris par Suzanne dans la cuisine. Aussi peu expérimentée fût-elle, Léonie reconnut qu'il embrassait en homme d'expérience, lentement, savamment, comme pour faire naître des sensations interdites dans son corps. Elle sentit sa main rugueuse et chaude  glisser du creux de sa taille au renflement de sa poitrine. Malgré l'indécence d'une telle caresse, Léonie ne mit pas fin au baiser, soudain attentive aux frissons de plaisir imprévu qui cascadaient le long de son échine. Elle tenta de répondre au baiser de son mari avec une telle maladresse que leurs dents s'entrechoquèrent. Ce fut Martial qui brisa le contact de leurs lèvres en la serrant contre sa poitrine et en enfouissant son visage dans ses cheveux. Et elle resta, là, pendue à son cou, la tête blottie au creux de son épaule, bercée par les battements désordonnés de leurs deux cœurs affolés.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    Elle releva brusquement la tête :

    «  Puisque vous allez bientôt partir et pendant si longtemps, vous savez ce qui me ferait plaisir ? Que vous m'emmeniez danser au bal du village. Après tout, nos fiançailles ne se sont pas déroulées vraiment selon les règles et vous ne m’avez jamais fait la cour. Peut-être serait-il temps de réparer cet oubli ? »

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (5/5)

    Alors, Martial entreprit, durant les quelques semaines qui les séparaient de son départ, de courtiser sa femme... 

    ________________________________________________________________________________

     * Ce qui s'est joué à quelques semaines car Pépé Mahut est mort avant que Le Petit Ardennais publie en feuilleton Les Trois Mousquetaires à partir du 15 juillet 1883... Mais comme tout un chacun sait, la Faucheuse n'attend pas !

    ________________________________________________________________________________



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  • Commentaires

    1
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:10

     

    Vendredi 18 Octobre 2019 à 10:06  
     
    Eulaline

    Ah! mais quel bonheur de voir, découvrir l'émoi et l'amour poindre dans le cœur de la jolie Léonie même si cet amour est fait de bien des douleurs; c'est la passion coquine qui vient y mettre son grain de sel :p

    Pareil que Léonie, je suis bien triste de savoir que Martial va quitter son foyer des mois durant :(

    J'ai adoré, Parthenia ♥♥  c'est tellement doux, sensible et tes illustrations sont tellement justes et belles ♥♥

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:14
        Samedi 19 Octobre 2019 à 14:30  
         

        Héhéhé... et oui, même si Léonie est pas mal coincée dans son genre, elle ne peut s'empêcher d'être très sensible aux... euh, comment dire ?... appas de son mari... oops

        Quant au futur départ de Martial, on peut se consoler en se disant que l'on va encore pouvoir profiter de lui tout l'été... wink2 Que veux-tu, il a à coeur de rendre la rusticité de sa ferme moins pénible à sa  femme et  il n'y a pas beaucoup de solutions pour gagner autant d'argent en hiver... arf

        Merci énormément d'apprécier mon texte et mes images ! Ca représente beaucoup pour moi ! ♥♥♥

    2
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:10

     

    Vendredi 18 Octobre 2019 à 13:24  
     
    Agathe2013

    Non mais c'est pas vrai ! Il y a toujours un empêcheur de tourner en rond pour que Martial et Léonie puissent consommer leur mariage ! Ils ne vont pas y arriver à ce stade-là ! intello

    J'aime beaucoup l'évolution de Léonie qui laisse de côté son orgueil pour que son couple puisse continuer du mieux possible. Et ce n'est jamais évident. 

    Dis donc, tu l'as bien réussi Eliza. Quelle pimpêche !^^ Et jalouse du bonheur de Léonie et Martial qui plus est ! 

    J'ai beaucoup aimé le moment de lecture entre les deux amoureux, c'est si doux et tendre. J'espère que Léonie continuera ce petit rituel. Je suis sûre qu'elle est attentive à donner plus d'instruction à son époux. 

    Par contre, le fait que Martial parte pour de longs mois est un peu triste. J'espère que Léonie arrivera à supporter son absence. Et ce n'est pas comme cela qu'ils vont agrandir la famille :p

    Comme toujours, je suis admirative par les informations savamment disposés sur l'époque ainsi que tes illustrations toujours très bien faites. 

    ♥♥♥

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:15
        Samedi 19 Octobre 2019 à 14:45  
         

        Ah oui, toi aussi ça t'a agacé qu'un visiteur indésirable mette fin au baiser prometteur des deux époux (un baiser qui appelait à un doux dérapage d'ailleurs) ? he Parce que ça a beaucoup agacé Martial aussi (d'ailleurs, j'ai oublié d'écrire la pensée exaspérée qu'il avait eue et qui était prévue depuis le début...)

        Oui, finalement, Léonie a réussi à dépasser ses préjugés et à prendre conscience de la réelle valeur de son mari... Elle ne vivra peut-être jamais totalement à l'abri du besoin mais elle pourra toujours compter sur l'amour inconditionnel et le respect de Martial...

        Ouais, je me dis aussi que cela va être long tous ces mois sans Martial... Mais on aura de ses nouvelles, ne t'inquiète pas...et quelques images également de son camp de bûcherons... Et je vous laisserai lire les lettres des deux époux, promis ! wink2

        Je sens que cela t'inquiète pour le bien du challenge cette histoire de faire croître la famille... et je t'en remercie ! Qui sait ? Peut-être arriveront-ils à mettre un bébé en route avant le départ de Martial ? (nous en sommes grosso modo au milieu du mois de mai, là), donc il reste tout l'été pour semer la petite graine (bon, la période des moissons est une période éreintante mais ils trouveront bien un petit moment, non ?) tongue

        Merci pour ton retour sur les informations historiques : j'essaie que cela ne plombe pas trop le récit et s'intègre assez naturellement à l'intrigue, mais je ne me rends pas forcément compte si cela est réussi...

        Encore merci pour ta constance sur cette histoire... ♥♥♥

    3
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:11

     

    Samedi 19 Octobre 2019 à 12:48  
     
    klohma

    J'en ai eu les larmes aux yeux! Ils sont tellement touchants ces deux là !! 

    J'ai bien aimé l'initiative de Léonie d'aller à la rencontre de son mari pour lui parler et demander ce qui n'allais pas! Finalement c'était un malentendu. Parcontre le curé m'a enervé, je sais que ça se faisait avant mais le gars s'invite chez les gens juste parce qu'ils vienent plus à la messe lol 

    Maintenant que nos deux tourtereaux affichent leur amour on voit venir des gens jaloux semer le trouble ... 

    Je partage l'avis d'Agathe c'est pas en faisant partir Martial qu'ils vont avoir des enfants 

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:15
        Samedi 19 Octobre 2019 à 14:59  
         

        Oh... je suis très touchée que tu aies été touchée par mon petit couple... Quel beau compliment !

        Oui, Léonie a eu la bonne réaction ! Tu vois, elle t'a écoutée dans tes précédents commentaires où tu suggérais qu'ils aient une bonne conversation tous les deux ! winktongue 

        Tu as raison : quel rabat-joie ce curé qui intervient au plus mauvais moment ! Il a dû trop lire Aristote qui écrivait à propos du mariage : "Un mari doit toucher sa femme prudemment et sévèrement, de peur qu'en la chatouillant trop lascivement le plaisir la fasse sortir hors des gonds de raison." Nan mais ! qu'il aille plutôt confesser la Eliza ! sarcastic

        Rassure-toi pour les gens jaloux : même si Eliza venait à répéter à Martial les propos déplaisants de Léonie avant leur mariage, sa démarche arriverait trop tard pour ébranler leur couple... yes

        Ah ben si tu te ligues avec Agathe, Martial et Léonie n'ont plus qu'à s'incliner et s'activer sous les draps... ^^

        Merci pour ta fidélité ! ♥♥♥

    4
    GGO
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:16

     

    Samedi 19 Octobre 2019 à 21:04  
     

    Alors déjà, ce détail du popotin de Martial ! oh X'D J'étais morte de rire. Et merci à Léonie de nous avoir fait profité de ce qu'elle voyait ! he

     

    Ensuite, il y a beaucoup de choses que j'ai adoré dans ce chapitre : 

     

    - On a bien senti le fossé qui s'était creusé entre eux deux après la cuite de Martial. C'était vraiment dur à lire quand on savait ce que pense réellement Léonie !

    - La réconciliation était belle, pleine de tendresse <3

    - Le curé. Le CU-RÉ. mad Nan mais OH ! Tu vois pas qu'on est occupés là ? mad Oh la la j'étais en colère ! D'autant plus que je sais qu'il va encore nous enquiquiner c'est évident. Du coup je saute au deuxième baiser : je suis mortifiée de voir qu'on ne pouvait même pas se donner des vrais bisous torrides entre époux ! Mais quelle époque détestable !!! Tu peux pas savoir comme je suis contente que Léonie soit à l'écoute de ses sensations et de ses envies. J'espère que Martial arrivera à  se détacher de cette image déplorable qu'avait l'amour charnel à l'époque !!

    - Mais alors il n'a "rien" fait avec cette détestable Elisa ? Si je me souviens bien, il n'était pas vierge avant et je me demande combien de conquêtes il a eu du coup. Parce-qu'il a l'air de maîtriser le coquin (coucou 2ème baiser XD). Merci à la soeurette pour ces bons conseils XD

    - Ce moment où tu développes ses pensées qui ne franchissement pas intégralement ses lèvres ! C'était poignant. Heureusement qu'il arrive à faire passer l'essentiel ! Et c'est tellement beau, tellement pur !

    - Oh mais naaaaaannnn ! Ca va être horrible ces longs mois sans lui ! Je t'avoue que je me disais qu'elle serait probablement enceinte, et ma crainte serait qu'elle accouche seule ! cry Pfiou 8 mois... Ça va être serré là... Oh la la ça m'angoisse. Nan et puis une femme seule comme ça, perdue au milieu de nulle part... Oh je suis triste cry

    - Et pour finir, tout est très bien écrit, je suis vraiment en immersion totale, grâce aussi à ces détails historiques qui n'alourdissent pas du tout le récit, bien au contraire ! J'aime beaucoup !

     

    Merci Parthénia pour ce si beau récit. <3

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:18
        Lundi 21 Octobre 2019 à 22:54  
         

        Hahaha... je suis pas sûre que Léonie soit ravie que d'autres qu'elle ait vu les fesses de son mari mais chut... wink2

        En tout cas, merci d'avoir pris le temps de développer aussi longuement ton ressenti, je suis bien chanceuse ! ^^

        Oui, la maladresse de Suzanne a bien failli avoir raison de la patience légendaire de Martial ! Pas tellement à cause de l'humiliation personnelle qu'il a ressentie (il n'en est plus à une près... he) mais parce que ces propos indélicats salissaient indirectement la mémoire de son grand-oncle... Alors, après l'immense sentiment de culpabilité éprouvé envers Léonie, ne restait plus que la colère le lendemain de sa cuite...

        Les gestes de tendresse entre époux étaient effectivement proscrits en public (et d'ailleurs peut-être même en privé qui n'était pas totalement privé car on vivait avec ses parents voire ses beaux-parents et parfois un frère/soeur et son conjoint)... surtout à la campagne où les paysans étaient extrêmement pudiques et assez durs de caractère. Par contre, les Parisiens de la petite bourgeoisie ou du peuple n'hésitaient pas à s'embrasser ou à se dire des mignardises devant les autres quitte à passer pour ridicules... Aussi, n'oublie pas que Martial est Parisien à la base... winktongue S'il a mis fin au baiser, c'est juste que son héroïsme avait atteint ses limites et qu'il n'avait pas envie de trousser sa femme derrière les buissons comme il avait failli le faire avec Eliza... ou d'autres encore ! yes Si si si, il était bien vierge avant son mariage ("techniquement" parlant !). Même s'il a lutiné quelques cavalières après le bal ( mais après Eliza, il n'est plus jamais retourné au bal ! cry). Tu pourrais même imaginer qu'une veuve l'a à moitié déniaisé un été, hein, qui sait ?!? sarcastic En tout cas, Eulaline avait bien deviné qu'en étant aussi bon danseur, il ne pouvait qu'avoir des dispositions naturelles pour l'amour... même s'il ne lui manque qu'un peu de pratique... yes

        Je crois que le curé a agacé tout le monde là... intello

        C'est sûr que ce ne serait pas une très bonne idée que Léonie tombe enceinte avant le départ de Martial ! erf Même si elle pourrait se réfugier chez ses parents avant le terme pour accoucher... Et puis, la solidarité entre femmes était très forte en ces temps difficiles... On s'entraidait beaucoup !

        En tout cas, je suis enchantée que cette histoire te plaise autant ! ♥♥♥

    5
    Chipie-cyrano lydie
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:17

    Dimanche 20 Octobre 2019 à 11:34   
     
    Coucou Parthenia
    Je viens de découvrir ton histoire .... J'ai tout lu d'une traite depuis le 1er chapitre et tu ne seras sûrement pas surprise si je te dis que j'ai adoré et qu'à la fin du chapitre 5 je me suis sentie frustrée que se soit **déjà ** la fin de ce 5ème chapitre... J'ai tout aimé... l'histoire..les personnages... la beauté de tes photos.. la fluidité et la douceur de ton écriture... enfin bref je suis fan... et j'attendrais patiemment la suite de l'histoire de ce jeune couple si attachant... Je sais que tu as eu des problèmes de santé..alors prends bien soin de toi pour pouvoir nous écrire la suite... A très vite et un très bon week-end Parthenia
      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:18
        Lundi 21 Octobre 2019 à 23:00   
         

        Coucou Lydie !

        Je suis très heureuse de t'accueillir sur mon histoire et ton commentaire si enthousiaste me réchauffe le coeur ! Je suis vraiment très flattée que tu te sois laissée happer par le récit jusqu'à le lire d'une traite ! Je suis tellement attachée à mon petit couple que cela me réjouit  de savoir qu'il récolte autant les suffrages de mes lectrices !

        Du coup, j'espère que tu ne seras pas trop déçue en apprenant que les prochaines maj seront consacrée à la soeur de Martial qui travaille comme femme de chambre chez des banquiers d'une petite ville voisine. Marthe est un peu la mémoire de la famille Lambert, aussi en saurons-nous un peu plus sur leur histoire personnelle quand ils habitaient encore la capitale...

        Passe une excellente semaine ! ♥♥♥

    6
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:19

     

    Mardi 22 Octobre 2019 à 01:21  
     
    Nicole(Cedric13)

    Les images sont superbes et j'ai adoré cette histoire ...Et puis Tu écris merveilleusement bien ! 

    J'espère qu'il y aura une suite ...

    Bises 

    Nicole

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:22
        Vendredi 15 Novembre 2019 à 08:27  
         

        Coucou Nicole,

        Désolée de te répondre aussi tardivement, mais depuis plusieurs semaines, on est en sous-effectifs au boulot et du coup on est très sollicités (on n'aura pas nos compteurs à jour à la fin de l'année pour les repos et les congés mais bon, on va pas se plaindre d'avoir du travail !!... smile)

        Merci beaucoup pour tous tes compliments qui me touchent beaucoup ! Je suis ravie que mon histoire et mon écriture te plaisent... Je n'ai pas vraiment commencé à écrire la suite mais la maison des maîtres de Marthe est maintenant prête... ainsi que sa chambre de bonne ! ^^

        Plein de bisous à toi !

    7
    Simsinema
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:20

     

    Mardi 22 Octobre 2019 à 09:54  
     

    La réconciliation tant attendue... c'est très bien mené, sans niaiserie ou pathos exagéré ! Léonie a beaucoup de chance d'avoir un homme aussi sensible que Martial, à l'époque beaucoup de querelles devaient restées sans fin faute de communication... aujourd'hui encore, d'ailleurs ! erf

    Un très joli chapitre, avec de l'émotion, de l'humour et des informations historiques toujours savamment dosés. On s'attache chaque jour un peu plus à Martial et Léonie, d'autant plus que tu malmène leur amour balbutiant ! C'est qu'on veut les voir heureux et avec beaucoup d'enfants, nous, eheh. 

     

    J'ai beaucoup aimé ce petit retour en arrière dans la jeunesse de Martial, qui permet toujours de mieux cerner le personnage. Pauvre Eliza, j'ai pitié d'elle... n'a-t-elle rien eu de bon dans sa vie pour envier le bonheur de Léonie ? Elle doit bien regretter sa méchanceté passée, mais c'est toujours plus simple d'essayer de gâcher la vie des autres plutôt que d'avouer sa culpabilité...

    La jalousie de Léonie était belle à voir, c'est un peu l'ultime signe de son amour naissant pour Martial. J'ai beaucoup apprécié les passages écrits à travers les yeux de son époux, où on voit toujours la tendresse et l'amour admiratif qu'il lui porte. J'espère que son absence ne changera rien à ça, et qu'il ne perdra pas cette douce sensibilité au contact permanent des hommes, probablement bien plus rudes et fermés que lui.

    On voit que chacun déteint agréablement sur l'autre : Martial regagne petit à petit la vie en communauté et Léonie délaisse son orgueil parfois mal placé...

    J'espère qu'avant le départ de Martial, nos tourteaux pourront consommer allègrement leur mariage - n'en déplaise à monsieur le curé sarcastic. Léonie aura sûrement la chance rare de connaître le plaisir des rapports conjugaux tant son mari semble soucieux de son bonheur et porté sur la sensualité. Un bébé pendant l'absence du papa ? Très probable, moi j'y crois eheh oops C'est très romanesque et fort romantique.  Je me souviens d'une jolie lettre de mon arrière-grand-père à mon arrière-grand-mère qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps, alors qu'elle venait de lui annoncer avoir accouché d'une fille : après avoir donné des nouvelles, il écrivait en ps quelque chose comme "Ne t'inquiète pas parce que notre enfant est une fille, je suis très heureux". 

    De toute façon, les pères n'avaient que peu à faire avec les grossesses, les naissances et les nouveaux-nés, bien que Martial sera peut-être un père plus attentionné que la moyenne due à son enfance difficile ? 

     

    Toujours aussi hâte de voir la suite !

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:23
        Vendredi 15 Novembre 2019 à 08:53  
         

        Alors là, je suis bluffée par ton commentaire... Tu as vraiment très bien cerné la personnalité de Martial... et de sa femme ! Tu as même compris beaucoup plus que je ne peux le souligner ici sans spoiler la suite... héhéhé... *Motus et bouche cousue ! * winktongue

        Je crois qu'Eliza est une éternelle insatisfaite. Elle a préféré le confort matériel à l'amour, mais maintenant que Martial n'est plus célibataire et que sa femme semble finalement s'accommoder de la risée dont il a toujours été l'objet, elle a du mal à le supporter... C'est Eliza quoi ! sarcastic

        Moi aussi, j'espère que Martial et Léonie regarderont la feuille à l'envers avant son départ pour le camp de bûcherons ! he 

        En tout cas, merci d'avoir partagé l'extrait de cette lettre qui était très touchant ! On sent toute la pudeur des hommes de l'époque derrière les mots... C'est vraiment génial que les lettres de tes arrière-grands-parents aient pu être conservées...

    8
    Chipie-cyrano lydie
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:20

    Mardi 22 Octobre 2019 à 21:12  
     
    Coucou Parthenia
    Alors pour 3 raisons je ne pourrais pas être déçue...
    1ère raison et la plus importante j'aime ton écriture...
    2ème raison.. j'aime ton histoire...
    Et 3ème raison j'adore les "spin off" et les "préquels" voilà voilà
      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:24
        Vendredi 15 Novembre 2019 à 08:54  
         

        Hé bien, il ne me reste plus qu'à me mettre au boulot, alors ! wink2

        Bonne journée à toi, Lydie ! ♥

    9
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:21

     

    Mercredi 23 Octobre 2019 à 12:20
     
    PrincesseSey

    Quel plaisir de voir Léonie et Martial se réconcilier et se découvrir un peu plus! Encore une fois ton écriture met vraiment en valeur l'histoire et on se croirait vraiment avec eux dans cette étrange période de l'Histoire...
    J'espère que l'avenir sourira aux deux jeunes amoureux, et j'ai hâte de découvrir la suite de cette histoire!

      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:24
        Vendredi 15 Novembre 2019 à 08:58
         

        Je suis heureuse que vous preniez plaisir à suivre la destinée un peu douce-amère de Martial et Léonie (en espérant que le doux l'emporte sur l'amer ! winktongue) parce que je t'avoue que j'éprouve beaucoup de plaisir à écrire sur eux... même si parfois je m'arrache les cheveux ! ^^

        En tout cas, je fourmille d'idées pour eux et leurs descendants ! yes Et j'ai moi-même hâte de vous les montrer...

        Merci pour ta fidélité ! ♥♥♥

    10
    Titou sims
    Lundi 1er Juin 2020 à 12:25

    Vendredi 6 Décembre 2019 à 16:36  
     
    Nooon je n'avais plus envie que ça s'arrête moi xD c'est vraiment génial ce que tu écris, ta plume. J'ai vraiment hâte de lire la suite ! En tout cas continue d'écrire tu as un vrai talent !
      • Lundi 1er Juin 2020 à 12:26
        Dimanche 8 Décembre 2019 à 17:51  
         

        Merci beaucoup, ça me touche beaucoup ! D'autant que l'inspiration n'est pas forcément toujours au rendez-vous ! yes Du coup, des commentaires comme les tiens sont toujours très reboostants... ^^

        Par contre, je ne me suis pas encore attelée à écrire la suite (je me demande si le fait que Martial en sera absent n'influence pas ma motivation !he)...

        Encore merci ! ♥♥♥

    11
    Fanny Carson
    Vendredi 11 Juin à 22:37

    Haaan mais non le curé qui casse tout, mais pourquoi ??! Sur le moment j'ai cru que c'était la grande faucheuse lol !! Et cette mégère d'Elisa, grrr c'est pas bien la jalousie surtout quand on a été aussi cruelle avec le bon Martial...

    Lui et Léonie sont tellement beaux ensemble et les poses et photos sont superbes... Je suis contente qu'ils se soient expliqués et réconciliés yes

    Bong sang la dernière scène m'a donné des frissons, quel baiser !! Je suis limite jalouse biggrin Par contre je suis moins ravie qu'il parte aussi longtemps même si c'est pour la bonne cause...

    Ps : je suis sûre à présent que Léonie tombe amoureuse de Martial, je le savais !!! Youpiii he

      • Lundi 14 Juin à 09:09

        Encore une fois : merci beaucoup pour tous tes commentaires toujours si intéressants ! C'est un plaisir d'avoir une lectrice telle que toi qui remarques tous les petits détails que j'ai glissés de-ci de-là...  Car comme tu l'as écrit ailleurs, tu sais tout le travail que cela représente... ♥♥

        Maintenant, je pense que Martial et Léonie vont pouvoir aller de l'avant... et nous faire plein de bébés...intello (enfin, pas trop quand même, faudrait pas mettre la vie de Léonie en péril et lui donner un surcroît de travail...) 

      • Lundi 14 Juin à 13:53
        Fanny Carson

        C'est un plaisir vraiment, j'aime beaucoup ta plume et étant donné que je suis une fan inconditionnelle des Sims, de lecture et d'écriture c'est une aubaine pour moi de te lire yes

        J'écris aussi des histoires illustrées avec les Sims (des romances moderne) et je sais que c'est une masse de travail énorme et que l'on connaît parfois des moments de démotivation plus ou moins long !

        Est-il possible d'être prévenue lorsque tu publie un nouveau chapitre ? Il ne me semble pas avoir vu cette option sur ton blog ❤

      • Lundi 14 Juin à 14:10
        Fanny Carson

        Ah ça y est j'ai trouvé ! Je viens de m'inscrire à ta newsletter !!

        J'ai hâte de lire la suite ^^

      • Lundi 14 Juin à 16:29

        "J'écris aussi des histoires illustrées avec les Sims (des romances moderne)"
        Voilà qui est intéressant...  Ce serait trop indiscret de te demander le lien vers tes autres histoires ? smile

        Heureuse que tu aies trouvé ma newsletter ! Par contre, je n'ai pas vu sur ton blog dédié au Decades un moyen de rester informé de tes majs ?

      • Lundi 14 Juin à 17:26
        Fanny Carson

        Oui bien sûr smile mon autre site c'est : https://indikayabell.wixsite.com/simslovestories/presentation

        J'ai cherché comment ajouter une newsletter à mes wixsite mais je suis pas certaine d'avoir trouvé, j'ai ajouté un " rejoignez-nous " sur la page d'accueil de mon site du decades, à voir si ça marche !!

      • Lundi 14 Juin à 18:32
        Fanny Carson

        Sinon j'ai un Facebook Sims ou je publie chaque nouveau chapitre et une page dédiée à mes histoires, tu peux me trouver à Fanny Carson !

      • Mercredi 23 Juin à 08:42

        Merci pour le lien, je passerai plus longuement dès que j'aurai un peu de temps pour moi ! wink2

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