• Ultimatum

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  • Appel à la populassionne des simmers !

     

    [DC] Oyez oyez !

    Comme j'ai envie de consacrer mon temps libre à l'écriture de la suite de mon Decade plutôt qu'à la création des deux nouveaux personnages (figurants) dont j'ai besoin pour les MAJ 4 et 5, j'en appelle à vot' bon coeur !

    J'aurais donc besoin de deux simettes figurantes :

    • l'amie de Léonie, du même âge qu'elle donc (20 ans), mariée à un homme de la petite bourgeoisie, de caractère doux (elle n'est pas obligée d'être jolie)
    • une des ex cavalières de Martial quand il participait aux bals du village, du même âge que lui (26 ans), un peu fière et moqueuse, plutôt jolie

    Si vous n'avez pas les habits d'époque, ce n'est pas un problème, je les rhabillerai moi-même !

    Par contre, vous devez garder à l'esprit avant de me céder vos simettes qu'elles risquent d'être malmenées par mon histoire ou de ne pas apparaître sous leur meilleur jour, donc il faudrait que vous n'y soyez pas trop attaché ou que vous ayez assez de recul pour accepter l'usage que j'en ferai ! he

    A l'avance merci pour votre aide et votre contribution ! kiss

    EDIT : j'ai oublié de préciser que ce serait un rôle parlant ! sarcastic

    EDIT 2 : merci à Agathe2013 et L'arbre en boule... Nicole, je retiens ta proposition pour les prochaines fois, car j'aurai à nouveau besoin de figurants (et toujours pour un rôle parlant)


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  • Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    N'avoir pour patron que le vent, la pluie et les saisons convenait parfaitement à Martial Lambert, même si, les mauvaises années, ses efforts pouvaient être réduits à néant. Mais au moins, il n'y avait plus de contremaître pour l'obliger à accomplir des tâches dangereuses, comme ramper sous un métier en marche ou grimper dessus pour replacer sur l'axe la courroie de transmission, ignorant sciemment son statut d'enfant. Il n'avait plus à subir toute cette insouciance criminelle, due à l'appât du gain et cause d'accidents affreux, comme celui qui avait coûté la vie au fiancé de sa sœur et un bras à son père.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Il arrêta brusquement la cognée, surpris de repenser à cette tragédie qui amènerait immanquablement les souvenirs douloureux de tous les autres malheurs qui en avaient découlé. Or, il refusait de se laisser rattraper par les fantômes du passé. Il venait d'épouser la femme dont il était profondément épris. Il l'avait quittée à la pointe de l'aube mais à cet instant, il n'avait qu'une hâte : se retrouver dans l'angle de son regard, à portée de sa voix, attendant d'être entendu jusque dans ses silences. Il se sentait tellement frustré de ne pouvoir lui parler sans bégayer, de ne pouvoir lui dire tout ce qu'elle lui inspirait de doux et de délicat, tous ces espoirs d'un foyer heureux et chaleureux rempli par les rires de leurs enfants.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Il se laissa glisser le long de l'arbre, s'adossa au tronc. Penser à elle avait fait accélérer les battements de son cœur et affluer les merveilleuses images de sa journée de mariage. Sa danse avec Léonie, si éclatante de beauté dans sa robe de mariée, le front ceint d'une couronne de fleurs dont le parfum enivrant flottait encore à ses narines. Le baiser qu'il lui avait donné après l'échange des anneaux et cette furtive mais délicieuse étreinte qui étaient pour lui le début d'un langage. Et puis... et puis... dans les ténèbres de la chambre, la trouée blanche de sa chemise de nuit qui l'avait guidé jusqu'au lit.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Quel instant d'angoisse mêlé de bonheur, où il s'était senti à la fois ridicule et désorienté face à la forme immobile de sa femme allongée, tel un gisant de pierre, sur les draps ! Il avait tenté de se rappeler les conseils de sa sœur, le matin même, seul membre vivant de sa famille ayant quelque expérience au déduit : montre-toi bon, montre-toi doux, montre-toi tendre, Martial ! Il avait ressenti tout le poids de la responsabilité lui étant échu de faire accepter à sa jeune épouse la plus dure des réalités sans briser ses rêves de jeune fille. Un genou enfoncé dans le matelas, il s'était alors immobilisé pour la contempler amoureusement. Que pensait-elle à ce moment ? Avait-elle aussi peur que lui ? Car lui tremblait d'effroi, autant que de désir... Il fut tenté de rebrousser chemin et de se rhabiller mais la tentation de cueillir un dernier baiser sur ses lèvres fut la plus forte. Et ensuite, quand il avait tenu entre ses bras ce corps souple et doux, il n'avait plus eu qu'une seule envie : se fondre en elle pour ne plus former qu'un seul être.

    Mais maintenant qu'était passée l'ivresse des premières heures, des détails revenaient peu à peu à la surface gâter le merveilleux souvenir de sa nuit de noce. Sans qu'il sache pourquoi, sa conscience le tourmentait et il ne pouvait se défaire de l'impression de s'être mal conduit. Martial se demandait s'il avait bien interprété l'attitude de son épouse. Était-elle vraiment consentante ?

    «Bien sûr que non, idiot ! se morigéna-t-il en pensée. Elle faisait son devoir mais n'avait certainement pas envie de toi... Quelle femme en aurait envie ?»

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Il n'avait plus tellement hâte de rentrer chez lui maintenant, tant il se sentait l'âme d'un misérable. Et pourtant, il ne pouvait pas se conduire comme un lâche et faire comme s'il n'avait aucune responsabilité dans ce qui s'était passé... Malgré sa décision, il retarda encore le moment de regagner sa ferme. Mais aucune de ses occupations préférées ne réussit à apaiser son tourment moral. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Il hésita encore en arrivant devant chez lui, se résigna finalement à entrer, angoissé à l'idée qu'elle ne le regarde plus qu'avec horreur ou pire, qu'elle ne demande à repartir vivre chez ses parents. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Léonie sursauta quand elle entendit la porte s'ouvrir. Elle était en train de préparer le souper, se demandant combien de temps elle devrait le tenir au chaud puisqu'elle ne savait pas quand son mari serait de retour. Elle se retourna vivement, s'adressa à lui tout en baissant les yeux, gênée :

    «J'ai cuisiné une soupe de poissons. Voulez-vous vous mettre à table maintenant?»

    L'effleurant à peine du regard, Martial lui montra ses mains pour lui signifier qu'il allait les laver avant de se diriger vers la pompe. Léonie s'empressa de dresser la table. C'était la première fois qu'ils allaient vraiment se retrouver face à face et elle se sentait affreusement nerveuse. Elle aurait certainement été très étonnée d'apprendre que son mari l'était autant, voire davantage qu'elle.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Peu après, Martial coupa le pain après l'avoir marqué au dos d'une croix tandis que Léonie s'affairait autour de lui, versait la soupe dans son assiette, le vin dans son verre.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Elle s'apprêtait à retourner vers le comptoir quand Martial la saisit par le poignet :

    «A-a-a asseyez-vous, je vous prie, lui commanda-t-il doucement.
    — Mais... c'est mon devoir de servir mon mari et de rester debout autant qu'il le faudra.
    — Cette cou-cou-coutume n'a pa-pa-pa pas lieu chez moi ! A-a-a asseyez-vous...» 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Léonie obtempéra. Le silence s'installa, seulement troublé par le bruit des cuillères raclant les assiettes. Elle l'observa à la dérobée. Il semblait soucieux. Un pli creusait son front, tandis que ses beaux yeux bleu-vert exprimaient une tristesse indicible. Que s'était-il donc passé pour que son humeur changeât à ce point ? Il semblait si heureux la veille... L'avait-elle déçu la nuit dernière ? Elle était pourtant sûre d'avoir accompli ses devoirs de manière satisfaisante en restant parfaitement immobile et détachée. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Léonie fut décontenancée quand Martial, après avoir plié son couteau signifiant par ce geste la fin du repas, partit brusquement vers l'étable. Elle avait l'impression qu'il cherchait n'importe quel prétexte pour fuir sa présence. Elle aurait tant aimé qu'ils aient une véritable conversation leur permettant de mieux se connaître, mais il était resté désespérément silencieux durant le repas.

    Ne voulant pas céder au découragement, Léonie avait fini de ranger la cuisine, et comme l'échappée de M. Lambert dans l'étable s'éternisait, elle se prépara pour la nuit avant de s'asseoir sur le lit et d'attendre nerveusement le bon vouloir de son mari. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    De son côté, Martial trouvait un exutoire pour déverser sa frustration en nettoyant l'étable pour la deuxième fois de la journée. Il avait peur de ne pouvoir s'exprimer intelligiblement au moment de sa repentance, et il regrettait à cet instant de n'avoir pas apporté plus de soins à l'apprentissage de l'écriture qui lui aurait permis de coucher au moins ses mots sur le papier. Ses pensées coulaient pourtant si clairement dans sa tête. Pourquoi étaient-elles incapable de suivre le même chemin hors de sa bouche ? Il se rappelait avec douleur qu'il n'était pas bègue, enfant. Avant ce drame qui avait marqué sa vie à jamais.

    Il répéta inlassablement son discours en silence, jusqu'à en connaître la moindre virgule, la moindre respiration. Puis, il reposa la fourche à fumier contre le mur de l'étable. Il était maintenant temps pour lui de se confronter à sa femme. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Léonie l'attendait, les mains crispées sur le rebord du lit. Elle ne tourna pas la tête quand il s'assit doucement à côté d'elle, à une distance respectable, pour ne pas la mettre plus mal à l'aise qu'elle ne semblait déjà. Enfin, il se décida à parler :

    «Je-je-je je suis désolé pour hier ! J'au-jau-jau j'aurais dû attendre que-que que vous soyez vraiment prête ! Je ne vou-vou-vou-vous importunerai plus, à-à-à à moins que vous ne me-me me fassiez signe ! J'espère que vous me pardonnerez da-da da-da d'avoir tout fait à l'envers...»

    Léonie regarda son mari, infiniment surprise par ces paroles et n'osant trop y croire. Pourtant, les mots vibraient dans l'air, remplis de sincérité et de contrition. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    "[DC]

    La jeune femme était secrètement reconnaissante à son mari de se montrer patient. Elle n'était pas prête à le reconnaître mais elle se sentait profondément touchée par la délicatesse dont il faisait preuve à son égard et dont elle l'aurait cru totalement dépourvu. Et comme elle ne savait trop comment lui exprimer sa gratitude, elle glissa sa petite main blanche dans la grande main calleuse.

    «Rassurez-vous, M. Lambert, car vous ne m'avez pas blessée la nuit dernière.»

    Martial se sentit submergé par l'émotion intense que cette simple phrase provoquait. Il tenta de réprimer les battements désordonnés de son cœur puis, sans lâcher ses doigts entrelacés aux siens, il lui sourit timidement. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    «Do-do-dormez maintenant, jai-jai-jai-j'ai encore à faire...»

    Et il l'embrassa doucement sur le front. 

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie (2/5)

    Il fit semblant de s'occuper le temps qu'elle s'endorme. Puis, il s'enveloppa dans une couverture, prit place sur une des inconfortables chaises de la cuisine.

    Alors la longue nuit commença, celle où il veilla amoureusement sa femme endormie, renouvelant en pensées la promesse solennelle qui avait scellé leur premier baiser.

     

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  • [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie
    Martial avait été réveillé bien avant l'aube par les aboiements intempestifs de Gambetta. Il s'était empressé de se lever pour le faire taire avant que sa jeune épouse ne soit à son tour réveillée.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Renonçant à se recoucher, il avait prestement enfilé ses vêtements et en avait profité pour s'occuper de son jardin tandis que les premiers rayons de ce soleil printanier baignaient le ciel matinal d'une lueur crue.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    «Veille bien sur ta maîtresse en mon absence!», avait-il ensuite enjoint Gambetta avant de partir sur sa parcelle de châtaigniers pour y couper du bois.

    Quelque soit la saison, Martial était toujours occupé à travailler, même durant les périodes les moins chargées. Il y avait toujours quelque chose à faire dans une ferme. L'hiver était réservé à la réparation des outils. Quand le printemps revenait et si le temps le permettait, il travaillait dans les prés à curer les rases d'irrigation, élaguer les haies, détruire les taupinières. Bientôt arriverait la tonte des moutons. Et puis l'éreintante période des moissons. Et alors, l'hiver serait bientôt aux portes et tout recommencerait.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Gambetta s'était assis au pied du lit où dormait sa maîtresse, attendant sagement un réveil qui ne venait pas, avant d'affaler sa grosse tête entre ses pattes.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Quelques heures plus tard, Gribouille, après avoir chassé de la cuisine cette coquine de Coquette qui s'obstinait à se faufiler dans la maison, s'était mise à la pourchasser à travers le jardin pour lui passer l'envie de recommencer, avant de perdre sa trace. Où pouvait bien se cacher cette trublionne à plumes aussi rebelle qu'indésirable ? La maison était le territoire réservé à elle et Gambetta, les favoris du maître. Dommage qu'elle ne puisse pas en déloger de la même manière l'humaine qui avait pris sa place dans le lit du maître, la reléguant au pied de l'âtre...

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Le soleil était déjà haut dans le ciel quand Léonie émergea d'un lourd sommeil sans rêve. La maison était silencieuse, à part la rumeur des bêtes dans l'étable qui avait bercé toute sa nuit. L'odeur de purin avait disparu et Léonie, surprise, se rendit compte que son mari avait nettoyé l'étable sans que ce bruit la réveillât. Devait-elle être recrue de fatigue, de chagrin et d'émotions pour s'être endormie si profondément et sans crier gare ? Elle chassa autant qu'elle le put les images de sa nuit de noces. Cela avait été aussi désagréable et dégoûtant que ce que sa mère lui avait dit.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Elle engloutit le petit-déjeuner que Martial lui avait laissé au chaud, enfila un corsage propre et chercha à s'occuper les mains pour mieux endormir son esprit. Mais Martial avait déjà effectué la plupart des tâches dévolues normalement à sa femme : le jardin, la basse-cour, les ruches. Aucun linge à laver mais une pile propre et soigneusement rangée dans le coffre. Lambert lavait-il donc lui-même son linge ? Frustrée d'avancer en terrain inconnu, Léonie remit ces questions à plus tard.

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Elle eut vite fini la vaisselle du matin mais le désœuvrement ramena ses pensées moroses. Elle avait, un moment, follement espéré que son mari ne soit impuissant, ce qui aurait constitué un motif suffisant pour demander l'annulation du mariage. Mais Lambert avait bel et bien fait d'elle sa femme la nuit dernière, même si l'acte en lui-même n'avait duré, Dieu merci, que le temps de réciter un Ave Maria et un Pater Noster !

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

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    Le pire, c'est qu'elle n'arrivait pas à le haïr. Il s'était montré si doux, si tendre, si attentionné. Quand elle avait entendu la porte s'ouvrir et les pas de Lambert se rapprocher, elle avait été momentanément envahie par un sentiment de panique. Elle avait ensuite senti le matelas s'enfoncer sous le poids de son corps et le temps s'était un instant suspendu, comme s'il prenait le temps de la contempler. Mais elle serrait toujours très fort les paupières pour ne pas avoir à le regarder. Elle avait sursauté quand sa grande main calleuse, celle qui maniait la houe et la faux, lui avait caressé tendrement la joue, avant que ses lèvres ne l'embrassent à cet endroit puis ne descendent lentement vers son cou. Léonie n'avait pas osé bouger, s'efforçant d'obéir aux recommandations de sa mère. Mais elle s'était senti troublée par la proximité de ce grand corps d'homme qui sentait bon le savon et dont elle avait effleuré par mégarde le ventre musculeux, avant de brusquement rejeter sa main au loin, honteuse que son mari se méprît sur son geste involontaire. Faisant appel à toute sa volonté, elle s'était évertuée à rester de marbre sous ses caresses mais quand elle avait senti une main tenter de remonter le long de sa jambe sous la chemise de nuit, elle n'avait pu s'empêcher de réagir.

    «Oh mais non, mais non, mais non ! S'était-elle écriée, choquée. Que faites-vous donc?»

    Martial s'était redressé, embarrassé.

    «Je... Vou-vou-vou voulez-vous que je-je-je vous laisse dormir?»

    Léonie aurait dû saisir la chance qu'il lui donnait de repousser le moment fatidique, mais puisque de toute manière il lui faudrait finir toujours par là, pourquoi plus tard ? C'était la deuxième fois qu'elle le regardait vraiment depuis leur mariage, et pour la deuxième fois, elle avait été touchée par la beauté de ses traits et la gentillesse de son regard. Il alliait une mâchoire virile à des yeux bleu-vert à l'expression insupportablement vulnérable, et elle n'avait pu résister à l'émotion qui l'avait un instant étreinte. Elle avait incliné la tête dans un geste de soumission. Et ensuite, longtemps après qu'il se fut endormi, elle cherchait toujours le sommeil. Toute cette situation nouvelle et si intime - le poids de son bras sur sa taille, la chaleur de son corps si proche - l'avait maintenu éveillée jusqu'à l'aube...

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

    Quand Léonie passa à l'arrière de la maison, Gambetta se jeta sur elle pour lui faire la fête, la tirant de ses pensées confuses. Après lui avoir grattouillé les oreilles, elle décida de se changer les idées en partant avec lui pour une longue promenade à travers la campagne. Elle trouvait toujours du réconfort dans le spectacle de la nature, et cette fois ne fit pas défaut aux autres. Car, même si elle redoutait de se retrouver face à M. Lambert, elle se dit qu'elle arriverait à s' accommoder de ses futures nuits avec son époux si cela durait aussi peu longtemps que la première fois...

    [DC] Printemps 1885 - Martial & Léonie

     

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  • Cela fait un moment que j'avais prévu d'écrire ce genre d'article, mais j'ai un peu oublié, on dirait...

    Donc, voilà, j'utiliserai cette section pour vous montrer les images que je n'ai pas utilisées pour l'histoire, ou les différents lieux (sans retouche d'image pour mieux voir les détails...)

    Tout d'abord, j'ai utilisé la maison de GothicPoohBears, que j'ai ré-agencée et redécorée pour faire la ferme de Martial. J'ai, par exemple, mis l'étable à la place de la chambre d'origine, et rajouté une bergerie, un poulailler, les toilettes, la bassine et la corde à linge à l'extérieur.

    Les coulisses du prologue

    Les coulisses du prologue

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    Les coulisses du prologue

    Les coulisses du prologue

     Je me suis inspirée d'une ferme bretonne de la fin du XIXème siècle (ou début du XXème, je ne me souviens plus) pour la ferme de Martial :

    Les coulisses du prologue

     

    J'ai une deuxième partie pour tourner les images qui me manquent. Ici, nous sommes chez les Lesaunier où le patriarche est victime d'une attaque (juste après avoir donné une bonne paire de baffes à Léonie, qui n'est pas une action violente chez les Sims mais malicieuse... j'ai dû donc quitter cette partie parallèle sans sauvegarder !) :

    Les coulisses du prologue

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